Nous avons le plaisir de vous inviter à participer à l'atelier
d'écriture qui aura lieu à l'Institut français de Podgorica le vendredi 28 février à 20h. Cet atelier, animé par Jovana Slijepčević et Anthony Gaudillère, sera articulé
autour de l'écriture de la ville et vous fera découvrir, dans une ambiance conviviale, diverses possibilités qu'offre l'écriture ! On vous attend nombreux !
jeudi 27 février 2014
jeudi 6 février 2014
La solidarité
Nous avons le plaisir de vous présenter un texte de Miloš Avramović, professeur de français, écrit en 2011 et couronné par le premier prix au concours "Les dix mots de la francophonie". Cette année-là, Miloš était encore étudiant à la Faculté des Lettres à Nikšić. En plus de ce prix, il en a reçu bien d'autres - ne mentionnons que le dernier : deuxième prix de la nouvelle au concours "Trifun Dimić 2013" (Novi Sad) dans la catégorie des jeunes auteurs de moins de 30 ans (vous pouvez lire cette nouvelle en cliquant ici). Boursier de l'Ambassade de France, il se trouve actuellement à Tours où il prépare un mémoire de master dans le domaine de la littérature française et comparée. Merci à Miloš et bonne lecture !
Nous sommes tous les jours
confrontés à de nombreux problèmes. Or, ces problèmes sont créés par la main de l’homme. L’homme est l’unique
coupable car la haine, la guerre, le mensonge, la jalousie, les discrimination
sont le fruit de nos erreurs. L’homme n’est pas le complice de Dieu et de ses désirs. Ce
monde n’est pas le monde que Dieu a imaginé. Voici ce qu’est notre monde :
chacun fait du mal aux autres, la véritable amitié a disparu, il y a beaucoup
de gens qu’on appelle Tartuffe. Les gens ne s’occupent que de leurs propres
intérêts. Nous devons arrêter cela ! Le mot magique est solidarité. Mais qu’est-ce que c’est la solidarité ? Nous devons
faire un fil d’unité et
d’espoir. Mais, qui doit faire cela ? Nous, tous ensemble! C’est l’unique solution
pour arrêter le chemin de la haine et de toutes les mauvaises choses. Nous
devons devenir la partie d’un chœur qui va
chanter l’hymne de l’amitié, mais de la véritable amitié. C’est la clé ! Nous
devons rester ensemble et dans ce chœur, nous devons chanter et transpirer de
la même façon, harmonieusement. Je veux
parler et être avec vous tous, je veux vous tenir par la main, je veux vous
aider, peu importent votre argent, votre origine, votre appartenance politique
ou religieuse. Etre accueillant quelles que
soient votre nationalité, votre religion, votre couleur de peau. Je ne veux pas
faire de discriminations. Je veux faire partie du monde entier, et je veux que
vous me suiviez. Je vous dis simplement qui je suis, d’où je viens et en retour
je veux savoir qui vous êtes et si vous avez un problème. Je ne veux pas vous
juger, j’ai seulement envie de vous aider. Vous êtes tous les bienvenus dans
mes agapes où nous
mangerons du pain, où nous parlerons de Bonheur et où nous chanterons cet hymne
d’amitié. Nous devons nous réseauter dans un fil
d’unité et d’espoir. De cette manière, nous serons une seule et même cordée qui sera digne devant Dieu.
vendredi 31 janvier 2014
Commémorations littéraires de 2014
* AU
MONTÉNÉGRO *
Centenaire de la naissance de Mihailo Lalić (1914-1992)
Mihailo Lalić est né à Trepča, un village du nord-est du Monténégro. Il a vécu à Herceg Novi
et à Belgrade.
Il est considéré comme un des romanciers les plus reconnus des Balkans. Il a
acquis sa réputation grâce à ses romans et ses nouvelles. Ses œuvres de
référence sont : Lelejska gora (1957, traduit par Mauricette
et Midhat-François Begic sous le titre Diable
noir, mon frère), Ratna sreća (La Chance de la guerre, 1973), Hajka (La Poursuite, 1960), et Zlo
proljece (Le Printemps du mal,
1953). Mihailo Lalić a été le premier récipiendaire du prix Njegoš en 1963 pour
Lelejska gora, et sa nouvelle Ratna sreća a reçu le prix du magazine
NIN de la nouvelle de l’année en 1973.
J’ai
connu beaucoup de garçons forts et effrontés, ils étaient audacieux et joyeux
et prêts à se battre, mais la vie se montra plus forte – elle les brisa, les
écrasa, ne leur donna pas le temps de goûter à leur jeunesse. Quand
j’écris, j’essaye que certains d’entre eux, aux noms mutilés, vaincus avant l’heure,
revivent pour un instant et pour moi seul par le souvenir.
(à l'original : Poznavao sam dosta čvrstih i drčnih dječaka, bjehu
smjeli i veseli i borbeno raspoloženi, ali život se pokaza jači-polomi
ih, pregazi ih, ne dade im da dorastu do mladosti. Ovo što pišem, to ja pokušavam da neke od
njih, poražene prije roka, s okrnjenim imenima, za trenutak i samo za sebe oživim
sjećanjem.)
mercredi 29 janvier 2014
Aimé Césaire, extrait du Cahier d’un retour au pays natal
Au bout du petit matin...
Va-t-en,
lui disais-je, gueule de flic, gueule de vache, va-t-en je déteste les larbins
de l’ordre et les hannetons de l’espérance. Va-t-en mauvais gris-gris, punaise
de moinillon. Puis je me tournai vers des paradis pour lui et les siens perdus,
plus calme que la face d’une femme qui ment, et là, bercé par les effluves
d’une pensée jamais lasse je nourrissais le vent, je délaçais les monstres et
j’entendais monter de l’autre côté du désastre, un fleuve de tourterelles et de
trèfles de la savane que je porte toujours dans mes profondeurs à hauteur
inverse du vingtième étage des maisons les plus insolentes et par
précaution contre la force putréfiante des ambiances crépusculaires,
arpentée nuit et jour d’un sacré soleil vénérien.
samedi 18 janvier 2014
Notes sur les POÉSIES DE STÉPHANE MALLARMÉ
- Recueil poétique publié à Bruxelles en 1899, en une édition à laquelle
poète travaillait au moment de sa mort.
jeudi 19 décembre 2013
Picabia romancier
À l'occasion des 60 ans de sa mort, Belfond réédite enfin l'unique roman de Francis Picabia : Caravansérail. Texte de référence épuisé depuis des années, Caravansérail
est un roman autobiographique, mais aussi un document majeur où
l'artiste règle ses comptes avec les principaux acteurs de dada, du
surréalisme et du monde de l'art en général.
Publié à titre posthume chez Belfond en 1974, Caravansérail était
épuisé depuis les années 1980. Ce projet artistique, intellectuel et
patrimonial apporte sur les années 1920 un éclairage historique
jubilatoire et unique. Ancien professeur à l'Université d'Ottawa, auteur
d'essais sur la peinture et la photographie, Luc-Henri Mercié en a
établi l'édition au début des années 1970.
vendredi 13 décembre 2013
La promotion du recueil de poésie de Tomislav Srdanović
Le 17 décembre à 19 heures, à la Bibliothèque nationale "Radosav Ljumović" à Podgorica, sera organisée la promotion du recueil de poésie de Tomislav Srdanović, poète qui a vécu et travaillé à Paris. Ayant écrit en langue française, il a publié trois recueils : Les escargots lunaires, Bleu intense à l'origine des ailes et Dans l'incendie la neige. D'un tempérament lyrique, mêlant images poétiques surprenantes et tournures linguistiques suggestives, sa poésie a été un véritable défi créatif pour le traducteur Dragan Bogojević. La traduction qu'il nous donne est la première présentation de la poésie de Srdanović au public monténégrin, mais aussi sa réédition en français, puisque le livre est publié dans une édition bilingue.
À l'occasion de cette promotion, d'éminents professeurs prendront la parole : Radivoje Konstantinović, Nenad Vujadinović, Milan Barac et Dragan Bogojević.
jeudi 12 décembre 2013
Notes sur LE THÉÂTRE DE L’ABSURDE
- Si, jusqu’à Antonin Artaud, le théâtre occidental tentait d’élucider, de
déchiffrer ou de définir les relations des individus entre eux et
le monde, le théâtre de l’absurde nie le fondement d’une telle tentative
et veut offrir de l’existence une vision brute, intrinsèquement dénuée de
signification. Le déroulement dramatique, symboliste, affirmait, jusque dans la
représentation de la folie et du rêve, la cohérence première du monde et de
l’être, en fournissant, soit par les dialogues, soit par l’enchaînement des
situations, une interprétation de ce qui était montré sur la scène. Ainsi, ce
théâtre admettait qu’un sens pouvait être conféré à l’existence, telle que la
reflétait le microcosme dramatique.
mardi 10 décembre 2013
dimanche 1 décembre 2013
Vue sur les prix littéraires français 2013
Le Grand Prix du roman de l'Académie française (décerné
le 24 octobre)
« Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la
plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. »
Christophe Ono-dit-Biot, Plonger
(Gallimard)
« Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la
plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. »
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée.
Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le
laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était
solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère,
il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l'ascension
de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant – et essaie d'élucider
les raisons qui ont précipité sa fin.
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du
Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l'on se lave de
tout, Plonger est l'histoire d'un couple de notre temps. En proie à tous les
vertiges d'une époque où il devient de plus en plus difficile d'aimer.
jeudi 5 avril 2012
dimanche 1 avril 2012
Mal du pays & Loup de mer
Et voici deux nouveaux poèmes de Mme Milica Ščepanović inspirés par les Dix mots de la francophonie 2006 et 2008. En espérant que dans un avenir proche son premier recueil de poésie verra le jour, nous vous souhaitons de prendre autant de plaisir à les lire que nous en avons eu nous !
Mal du pays (année 2006)
Dédié à Anka, amie de Sarajevo
Nous étions jeunes filles, presque enfants
Sachant tresser des guirlandes de fleurs,
Aux lèvres maquillées aux myrtilles
Bercées dans un monde féerique et solidaire
Aux pâturages des montagnes des Balkans,
Au bord de la mer intensément bleue,
Sur les pierres calcaires, au bord des rivières
On ressemblait aux êtres d’un autre univers.
samedi 25 février 2012
La publication du premier roman de Georges Perec
Longtemps refusé par les éditeurs, Le Condottière, premier roman de Georges Perec paraîtra le 1er mars prochain aux éditions du Seuil, 30 ans après sa mort.
Rédigé entre 1957 et 1960, l'histoire tourne autour de Gaspard Winckler, qui depuis des mois, tente de réaliser un faux Condottière, célèbre tableau du Louvre peint en 1475 par Antonello de Messine. Or le faussaire va assassiner son mécène, Anatole Madera.
En 1960, Perec est encore inconnu, et son manuscrit ne retient pas l'attention des maisons d'édition. Même si l'auteur juge ce polar comme "son premier roman abouti", il aura fallu attendre sa disparition pour le voir publier.
samedi 11 février 2012
Double Je
Nous avons le plaisir de vous présenter un poème de Mme Milica Šćepanović, premier prix du concours international "Le Tour du monde en 80 textes - Onze mots de la Francophonie" organisé par la Cité des sciences et de l'industrie à l'occasion de la 10ème semaine de la langue française en 2005. Bonne lecture !
Double Je
Toute la COMPLEXITÉ de ce syndrome de dépaysement
Et les VARIATIONS inouïes d’un cauchemar en moi
Disparaissent dans le CRISTAL d'une fontaine où je t'aperçois.
Tu me submerges comme une ONDELETTE qui se propage
En devenant ma volute latérale, mon HÉLICE à happer la vie,
Mon ÉLÉMENTAIRE nourriture spirituelle,
Le MIROIR fidèle travaillant sur ma beauté, même si je pleure.
jeudi 9 février 2012
PIJA 2012
Vous avez entre 15 et 20 ans, des choses à dire, marre de vous taire et envie de jouer avec les mots ?
Le PIJA, Prix interrégional Jeunes Auteurs a pour vocation d’encourager la création littéraire. Il a pour vocation d’encourager la création littéraire. Il souhaite être un lieu d’échange. Il offre en outre aux lauréats l’occasion d’une vraie rencontre en les invitant à partager leurs expériences lors de la remise des prix. Ainsi, il espère offrir à ceux que la plume démange un prétexte pour passer à l’acte et aux pages noircies en secret l’occasion de sortir du tiroir…
Nouveau livre de Daniel Pennac
« Chaque fois que mon corps s'est manifesté à mon esprit, il m'a trouvé la plume à la main, attentif à la surprise du jour. J'ai décrit ces manifestations le plus scrupuleusement possible, avec les moyens du bord, sans prétention scientifique. »
Le nouveau roman de Daniel Pennac vient de paraître ! Sa quatrième de couverture nous permet de découvrir quelques détails concernant l’histoire qui y est racontée :
Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935.
Il l'a tenu jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans.
Son projet était d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l'évolution de son organisme.
mardi 29 novembre 2011
Atelier d'écriture
Nous avons le plaisir de vous inviter à venir participer à l’atelier d’écriture le vendredi 2 décembre à 20h à l’Institut français de Podgorica qui, à cette occasion, deviendra le célèbre Cabaret Voltaire, lieu de rencontre des dadaïstes. Cet atelier sera animé par Jovana Slijepčević et sera placé sous le signe de l’écriture du RIEN. N’oubliez pas qu’un « Dada lui ne sent rien, il n'est rien, rien, rien » et venez nombreux !
dimanche 20 novembre 2011
L’initiation d’après Camara Laye
Ce qui était propre à beaucoup de sociétés préindustrielles traditionnelles africaines, c’était le rite de l’initiation ; d'ailleurs, il se pratique encore dans l'Afrique d’aujourd’hui, surtout dans la région subsaharienne. Il représente le passage des jeunes filles et garçons vers le rang d’adulte. L’initiation est donc une forme particulière de "rite de passage“ qui joue un rôle social majeur ; la participation collective à ce rite était obligatoire pour tous les jeunes.
Le premier roman de Camara Laye, L’Enfant noir, évoque et valorise les rites et les traditions africains. En nous dévoilant de nombreux épisodes de sa vie, l’auteur nous dévoile aussi celui de l’initiation. Camara Laye (ou Kamara Aboulaye) est un écrivain guinéen né en 1928 à Kouroussa et mort en 1980 à Dakar. La société traditionnelle guinéenne, la religion musulmane et l’éducation française se côtoyaient dans sa vie. Dès sa jeunesse, il s’est passionné pour l’étude du français. À Paris, il s'est épanoui comme écrivain et, en 1953, il a publié son célèbre L’Enfant noir.
samedi 19 novembre 2011
À propos de la littérature numérique
Deux écrivains français, Frédéric Beigbeder et François Bon, confrontent leurs convictions sur l'avenir numérique de la littérature...
Notes sur LES FAUX-MONNAYEURS DE GIDE ET SON INNOVATION DE LA TECHNIQUE NARRATIVE
-Ce roman, publié partiellement dans la Nouvelle Revue française (de mars à juin 1925) et en volume chez Gallimard (la même année), constitue pour Gide une sorte de testament littéraire. Il s’agit, de l’aveu même de l’auteur, du seul „roman“ qu’il ait composé, ses ouvrages de fiction étant des „récits“ ou des „soties“.
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