Affichage des articles dont le libellé est Recherches. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Recherches. Afficher tous les articles

dimanche 20 novembre 2011

L’initiation d’après Camara Laye

Ce qui était propre à beaucoup de sociétés préindustrielles traditionnelles africaines, c’était le rite de l’initiation ; d'ailleurs, il se pratique encore dans l'Afrique d’aujourd’hui, surtout dans la région subsaharienne. Il représente le passage des jeunes filles et garçons vers le rang d’adulte. L’initiation est donc une forme particulière de "rite de passage“ qui joue un rôle social majeur ; la participation collective à ce rite était obligatoire pour tous les jeunes. 

Le premier roman de Camara Laye, L’Enfant noir, évoque et valorise les rites et les traditions africains. En nous dévoilant de nombreux épisodes de sa vie, l’auteur nous dévoile aussi celui de l’initiation. Camara Laye (ou Kamara Aboulaye) est un écrivain guinéen né en 1928 à Kouroussa et mort en 1980 à Dakar. La société traditionnelle guinéenne, la religion musulmane et l’éducation française se côtoyaient dans sa vie. Dès sa jeunesse, il s’est passionné pour l’étude du français. À Paris, il s'est épanoui comme écrivain et, en 1953, il a publié son célèbre L’Enfant noir. 

mardi 30 août 2011

O Parmskom kartuzijanskom manastiru

Stendal je relativno kasno počeo da se bavi književnošću, tek u svojim četrdesetim godinama, kada je za sobom imao veoma bogato životno iskustvo. Njegovo djelo je višestrukog karaktera: biografsko, autobiografsko, putopisno, esejističko, a u njemu posebno mjesto zauzimaju romani – Armansa, Crveno i Crno, nedovršeni Lisjen Leven, i poslednji koji je objavio za svoga života – Parmski kartuzijanski manastir. Stendalovi romani objedinjuju i romantizam i realizam, ali ih ujedno i prevazilaze kroz ironiju, dvosmislenosti i narativnu složenost; pisac ne želi da čitaocu prikaže objektivnu sliku, već priču uvijek vodi na subjektivan način, kroz glavnog junaka.

Boraveći u Italiji, tačnije u Rimu, Stendal je imao priliku da otkrije stare rukopise iz perioda renesanse, koji su ga inspirisali da piše. Upravo će likove iz jednog takvog rukopisa (Porijeklo velikana familije Farneze) oživjeti, smjestiti ih u Italiju njegovog vremena i uplesti ih u originalnu intrigu. Tako je 1838. godine rođen Parmski kartuzijanski manastir, u kojem na pozornicu stupaju Fabris (umjesto Aleksandra Farneze), Klelija (umjesto Klerije) i intrigantna vojvotkinja Sanseverina (umjesto tetke Vandoza).

mercredi 24 août 2011

Moloj

Na isti način na koji Dante u svojoj Božanstvenoj komediji putuje iz kruga u krug kroz Pakao, Čistilište koje predstavlja prelazni dio, to jest put do viših sfera, i Raj, tako i Semjuel Beket (Samuel Beckett, 1906-1989) smješta u krug, koji je veoma određen, glavne ličnosti svoje trilogije koju čine romani: Moloj (Molloy, 1951), Malon umire (Malone meurt, 1951) i Bezimeni (L’ Innommable, 1953). Možda je njihova glavna namjera da dosegnu ništavilo koje traže. Iz romana u roman, taj krug se sve više sužava.

Prvi roman se sastoji iz dva dijela, koja su orijentisana oko dvije različite ličnosti – Moloja i Morana. U prvom dijelu, stari usamljenik Moloj govori o različitim periodima svoga života, u formi dugačkih fleš-bekova. Između ostalog, opisana su i njegova lutanja kroz grad, a naročito njegov odnos sa majkom koju traži. On kroz priču postepeno zapada u izvjesnu neaktivnost, to jest psihičku pasivnost, da bi na kraju završio u jednom jarku. Drugi dio predstavlja detektiva Morana, čovjeka čvrstog u svojim ubjeđenjima, koji kreće u potragu za Molojem po naređenju autoritativnog Judija. U početku potrage, on je jako siguran u sebe i svoje sposobnosti, ali do njenog kraja se, malo po malo, ta njegova sigurnost gubi. Moran sve više nalikuje Moloju. Glavno pitanje koje se čitaocu nameće jeste: da li je Moran pronašao Moloja, ili se zapravo radi o dva lica jedne iste ličnosti? Između ova dva dijela neprestano se javljaju krajnje neodređena prožimanja; moglo bi se reći da ih pisac zamišlja kao igru ogledala.

jeudi 2 juin 2011

La Négritude


Césaire et Senghor
Le courant littéraire connu sous le nom de Négritude a été fondé dans les années trente par le futur président du Sénégal Léopold Sédar Senghor, et le poète martiniquais Aimé Césaire. Parmi les autres poètes qui ont beaucoup contribué au développement de ce courant, il faut citer en premier lieu Léon Damas de Guyane, René Depestre et Birago Diop. La négritude a été inspirée par les inquiétudes de ses fondateurs envers la situation de la communauté noire. Il est bien connu qu’ à cette époque-là, elle n’était pas à un niveau enviable. Pour échapper au racisme, beaucoup de participants de ce courant vivaient en France. C’était dans l’Hexagone que leurs idées avaient commencé à circuler. Ensemble, ils dénoncaient le colonialisme, rejetaient la domination occidentale et défendaient la notion du soi noire. La négritude embrassait toutes les populations noires du monde; son idée conductrice était alors de caractère universel. Même s’il s’agissait d’un courant littéraire, la place de la politique y était d’une grande importance. En effet, Senghor et Césaire ont commencé à trouver leurs voix politiques à travers la littérature. Dans l’histoire du XXème siècle, suite à la décolonisation, chacun a eu un rôle important dans sa région.

lundi 16 mai 2011

Les calligrammes, Apollinaire, etc.

Portrait d'Apollinaire, peint par M. de Vlaminc
Et moi aussi je suis peintre – déclare Guillaume Apollinaire en 1918. C’est à la fin du XIXème siècle que les écrivains prennent conscience des effets purement visuels de la typographie. L’écrit ne sera plus au service de la parole, il deviendra image, création pure de l’esprit (Pierre Reverdy). Pour empêcher l’émotion de se dissoudre dans la monotonie d’une phrase ordinaire, les poètes mélangeront la syntaxe et la logique ; ils utiliseront le plus haut pouvoir du langage : montrer. La littérature sera de plus en plus sous le signe du jeu.

Si toutes les lettres ont d’abord été des signes, et tous les signes ont d’abord été des images (Victor Hugo), nous pouvons comprendre pourquoi, au fur et à mesure, la poésie avait besoin de se libérer et de se tourner vers sa source qui en premier lieu se regarde et se lit après. Ainsi le mariage des mots et de l’image, ou tout simplement un calligramme, s’est-il fait.

dimanche 1 mai 2011

La littérature québécoise et les autochtones


Il n’y avait pas d’ambitions artistiques dans les premiers contacts relatés entre les explorateurs français et les autochtones du Nouveau Monde. Pour renseigner leurs supérieurs, les explorateurs leur écrivaient. Ainsi, Jacques Cartier écrit-il dans son journal : Ce sont les gens qui seraient faciles à convertir, qui vont de lieu en autre vivant et prenant du poisson pour vivre. Rappelons qu’il est connu comme le premier explorateur de l’île peuplée par des Indiens Hurons qu’ils appelaient Hochelaga et qu’il baptisa Mons realis. Le 17 mai 1642, cette île devient la ville de Montréal. Aussi est-il le premier Européen à décrire les autochtones du Nouveau Monde par ses Relations dont les manuscrits originaux sont malheureusement tous perdus. Ils sont restés connus à travers certaines traductions. Une culture autre que celle du chroniqueur n’est pas accordée à ces primitifs ; d’après Cartier, ils étaient sans culture.

mardi 19 avril 2011

George Sand et le féminisme avant l'heure

Portrait de Sand, peint par Delacroix

George Sand, de son vrai nom Aurore Dupin, est née en 1804 à Paris. Fille d’un officier des armées impériales et d’une ouvrière en modes, elle fut l’épouse du baron Casimir Dudevant, mais se sépara de lui au bout de quelques années et continua de mener une vie indépendante. Toute sa vie fut placée sous le signe d’une grande liberté. Son œuvre abondante comporte environ quatre-vingt romans, plus de vingt volumes de correspondance, ainsi que des études diverses et des récits autobiographiques. De plus, elle collaborait avec de nombreux journaux (La Liberté, La Revue des deux mondes, La Presse, Le Monde, L’Artiste et beaucoup d’autres) où elle publiait ses textes critiques, et, avec le socialiste Pierre Leroux, elle fonda La Revue indépendante dans laquelle elle faisait circuler ses propres idées. À l’initiative de son fils Maurice Sand et de sa femme Lina Calamatta, les Questions d’art et de littérature, recueil de textes critiques de George Sand, ont été publiées à titre posthume en 1848. Aujourd’hui, ce recueil représente la source la plus accessible pour connaître Sand comme journaliste, chroniqueuse et surtout comme critique.